NAISSANCE
LA PREMIERE GUERRE ROMANO CARTHAGINOISE
LA GUERRE DES MERCENAIRES
L'EXPEDITION D'ESPAGNE
HANNIBAL AU POUVOIR
VERS LA SECONDE GUERRE ROMANO CARTHAGINOISE
LA GUERRE D'HANNIBAL
LE TRIOMPHE D'HANNIBAL
APRÈS CANNES
LA GUERRE EN ESPAGNE
LE RETOUR À CARTHAGE
EXIL ET MORT D'HANNIBAL
CITATIONS
ANECDOTES
PORTRAITS d'HANNIBAL
BIBLIOGRAPHIE
CARTE DES CARREFOURS DE CARTHAGE

La première guerre romano carthaginoise

Hamilcar Barca

Carte de la première guerre
Le père d'Hannibal, par sa position sociale et sa grande intelligence, devait jouer un rôle décisif pour guider Carthage dans les choix qui s'imposaient à elle. Hamilcar Barca appartenait à l'une des plus grandes familles de l'aristocratie carthaginoise entre lesquelles se disputait plus ou moins sourdement le contrôle de la vie politique. Il avait apparemment fort bien compris les leçons du monde hellénistique: il devait donner à son fils aîné un précepteur grec, mais en même temps il manifestait ouvertement son attachement aux cultes les plus traditionnels que Carthage avait hérités de Tyr, sa métropole d'origine. Les fruits reçus d'une culture étrangère n'entamaient en rien chez lui la conscience d'appartenir, comme Carthaginois, à un univers spécifique. Il devait d'autre part se révéler un homme d'action de premier ordre. Quand Hannibal vint au monde, son père s'était vu confier, quelques mois plus tôt, le commandement des forces carthaginoises de Sicile. La tâche était difficile. Militairement, la situation était presque désespérée: l'armée carthaginoise était acculée dans la pointe ouest de l'île et ne parvenait plus à enrayer l'avance romaine. Le découragement avait gagné cette armée qui se sentait inutile. Hamilcar la reprit en main, lui enseigna de nouvelles techniques de combat et lui rendit courage. Les progrès de la conquête romaine furent stoppés; bientôt même, l'ennemi dut reculer. En cinq années de commandement, Hamilcar n'essuya pas une défaite. Mais au printemps 241 av. J.-C., le désastre naval des îles Egates, ou il n'était pour rien, ruina tous ses efforts. Le gouvernement carthaginois céda à la lassitude et chargea Hamilcar de négocier les conditions de paix d'un adversaire qu'il avait toujours vaincu. Lui qui avait ignoré la défaite, il se voyait contraint de s'avouer vaincu. Hamilcar s'acquitta de la pénible mission qui lui était confiée, mais l'amertume au coeur. La paix conclue, il renonça à son commandement et rentra à Carthage. On ne devait pas tarder à faire de nouveau appel à ses services.