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parc offre un grand champ de vestiges s'étageant sur le
versant oriental d'une colline descendant par paliers successifs
vers le rivage. La trame de rues parallèles et perpendiculaires
détermine des insulae ou îlots de 35 x 141m de côté. Chaque îlot est occupé par une ou plusieurs demeures patriciennes de plans et d'architecture variés. L'entrée du parc se fait par la rue Arnobe. Un jardin d'agrément accueille le visiteur. Puis l'on suit une longue rue nord-sud, kardo, qui dessert une grande villa dite du "cryptoportique" en raison d'une galerie faisant office de nrur de soutènement entre deux paliers. A l'angle, une rue perpendiculaire, est-ouest, decumanus, monte vers le sommet et conduit à la villa de la Volière. Les fouilles archéologiques ont découvert les vestiges d'un grand nombre de demeures aussi vastes et luxueuses que celle-ci, dans le site de Carthage. Seuls leurs pavements figurés en mosaïques, aujourd'hui exposés au Musée du Bardo, témoignent de leur richesse passée. Quelques textes anciens évoquent la vie fastueuses de ces maisons. Voici deux extraits tirés de l'écrivain Apulée, très célèbre à son époque, la deuxième moitié du IIe siècle à Carthage. Ces textes, permettent de donner une idée de la vie citadine durant ces périodes de prospérité. En bon philosophe, I'auteur y prône le mépris de ces fausses richesses et exhorte ses lecteurs à rechercher la sagesse. Thèmes humains éternels. "... J'y trouvai un grand nombre de convives, et, comme il va de soi chez une aussi grande dame, la fine fleur de la cité. Tables luxueuses, où brillaient le thuya et l'ivoire, lits recouverts d'étoffes tissées d'or, calices de grande dimension, divers dans leur élÉgance, tous également précieux; ici, du verre aux savants reliefs; là du cristal sans défaut; ailleurs, I'argent aux claires lueurs et l'vr à l'éclat fulgurant; I'ambre creusé merveilleusement, ainsi que des pierres, pour y hoire -bref, tout se voit ici et même l'impossible. Plusieurs découpeurs, drapés dans des manteaux splendides, présentaient avec dextérité des plats copieusement garnis; de jeunes garç^ons bouclés, portant de belles tuniques, offraient continuellement du vin vieux dans des counex |
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